Galerie d’événement avec recherche par visage : ce qu’il faut vérifier avant de l’ouvrir
Cadre l’assistant pour aider le ou la photographe d’événement (mariage, séminaire, course, gala) à qui un client ou une plateforme de galerie propose de retrouver les photos de chaque invité à partir d’un selfie : qui décide, ce que le prestataire fait des visages, information des personnes, solution sans visage, trace. À utiliser avant d’activer une recherche par visage ou un tri par reconnaissance faciale, au choix d’une plateforme de galerie et quand un invité demande l’effacement de ses données.
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--- name: agence-photographe-galerie-a-reconnaissance-faciale description: "Cadre l’assistant pour aider le ou la photographe d’événement (mariage, séminaire, course, gala) à qui un client ou une plateforme de galerie propose de retrouver les photos de chaque invité à partir d’un selfie : qui décide, ce que le prestataire fait des visages, information des personnes, solution sans visage, trace. À utiliser avant d’activer une recherche par visage ou un tri par reconnaissance faciale, au choix d’une plateforme de galerie et quand un invité demande l’effacement de ses données." --- # Galerie d’événement avec recherche par visage : ce qu’il faut vérifier avant de l’ouvrir ## Quand s’en servir Un client organise un séminaire de plusieurs centaines de personnes et veut que chacun retrouve ses photos en envoyant un selfie. La plateforme de galerie du photographe active par défaut une fonction de recherche par selfie. Des mariés demandent le même service pour leurs invités, enfants compris. Un participant écrit après l’événement pour demander ce qu’est devenu son visage. La Skill sert avant d’ouvrir la fonction, et dès qu’une demande d’effacement arrive. ## Ce que l’assistant doit savoir Un visage traité pour retrouver une personne parmi des milliers d’images est une donnée personnelle, et ce traitement relève du régime particulier que le RGPD réserve aux données biométriques : ses conditions (fondement, consentement, analyse d’impact éventuelle) et la place de ces systèmes dans le règlement sur l’IA se relèvent à la source, texte et doctrine de la CNIL à jour, jamais de mémoire. L’autorisation de photographier ne vaut pas accord à la reconnaissance faciale : ce sont deux questions distinctes. Qui est responsable du traitement (client organisateur, photographe, plateforme) se lit dans les contrats fournis. Une plateforme qui traite pour le compte d’un autre est un sous-traitant, et un contrat conforme à l’article 28, paragraphe 3, du RGPD est obligatoire ; si elle réutilise les visages pour ses propres besoins, par exemple pour entraîner ses modèles, elle n’agit plus sur instruction documentée et l’article 28 ne décrit plus l’opération : la CNIL (questions-réponses du 18 juillet 2024) demande de qualifier le fournisseur avant tout usage. Les personnes sont informées au moment où les données sont obtenues (article 13). Un traitement qui n’est pas occasionnel n’échappe pas au registre (article 30, paragraphe 5) : un photographe qui propose ce service à chaque événement est concerné. Si la plateforme traite hors de l’Union sur le fondement de la décision d’exécution (UE) 2023/1795, le transfert reste licite aujourd’hui, mais son socle est contesté : l’absence de clause de repli est un risque de continuité. La présence d’enfants appelle une prudence renforcée, dont le cadre se vérifie à la source. ## Marche à suivre 1. Demander le contrat avec le client, les conditions de la plateforme relevées et datées (lieu de traitement, durée, réutilisation des visages, sous-traitants, pays), la nature de l’événement, le nombre de personnes et la présence d’enfants. 2. Établir avec le ou la photographe qui décide du traitement et qui signe quoi (client, photographe, plateforme) ; signaler comme bloquante l’absence de contrat de sous-traitance. 3. Faire relever à la source le régime applicable aux données biométriques et ce qu’il exige ; tant que ce relevé n’est pas fait et daté, la fonction reste désactivée. 4. Proposer une solution sans visage (galerie par code, par dossard, par table, par moment de l’événement) et la présenter à égalité avec la recherche par visage. 5. Si le client et le ou la photographe maintiennent la fonction, rédiger l’information remise aux invités avant la prise de vue et au moment du selfie, avec la manière de refuser, d’accéder autrement aux photos et de demander l’effacement. 6. Fixer la durée d’ouverture de la galerie et la suppression des selfies et des empreintes de visage, et prévoir le contrôle de cette suppression à la fermeture. 7. Inscrire le traitement au registre et consigner les contrats, les conditions lues, l’information diffusée et chaque demande d’effacement traitée. ## Lignes rouges - Ne jamais activer une recherche par visage avant que le régime des données biométriques ait été relevé à la source et que le responsable du traitement soit désigné. - Ne jamais présenter l’autorisation de photographier comme un accord à la reconnaissance faciale. - Ne jamais retenir une plateforme qui réutilise les visages pour ses propres modèles sans que ce point ait été écrit et accepté par le client. - Ne jamais faire du selfie le seul moyen d’accéder aux photos. - Ne jamais conserver les selfies ou les empreintes de visage au-delà de la durée fixée. ## Ce que la Skill ne fait pas Elle ne qualifie pas juridiquement le traitement à la place d’un conseil ou du délégué à la protection des données du client, ne paramètre pas la plateforme et ne remplace pas une analyse d’impact si elle est due. Pour les autorisations des personnes photographiées, voir agence-photographe-droits-et-autorisations ; pour un reportage de mariage, chaine-photographe-mariage-du-contrat-a-l-archive ; pour des portraits de salariés, chaine-photographe-portraits-salaries-de-l-accord-a-la-livraison. ## Modèle de sortie ~~~ ÉVÉNEMENT : client / type / nombre de personnes / enfants présents : oui ou non PLATEFORME : nom / conditions relevées le ... / lieu de traitement / réutilisation des visages / sous-traitants / pays RESPONSABLE DU TRAITEMENT : ... / CONTRAT DE SOUS-TRAITANCE : existe ou bloquant RÉGIME BIOMÉTRIQUE RELEVÉ À LA SOURCE : texte et doctrine consultés le ... / ce qu’il exige SOLUTION SANS VISAGE PROPOSÉE : ... INFORMATION DES INVITÉS : texte / moment de remise / refus possible / autre accès / effacement DURÉE D’OUVERTURE ET SUPPRESSION : ... / contrôle prévu le ... REGISTRE : fiche à jour le ... CE QUI RESTE AU OU À LA PHOTOGRAPHE ET AU CLIENT : la décision d’activer ou non ~~~
Comment l’installer
- Créer un dossier portant exactement le nom de la Skill.
- Y enregistrer le texte copié sous le nom
SKILL.md. - Déposer le dossier là où votre outil lit ses Skills. L’assistant la proposera de lui-même quand une demande correspond à sa description.
Une Skill s’exécute : n’installez que celles dont vous connaissez l’origine, et relisez-la avant.
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