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Mémoires de traduction et glossaires : ce qui peut entrer dans un outil ou nourrir un moteur

Cadre l’assistant pour aider le traducteur ou la traductrice à décider du sort de ses mémoires de traduction et glossaires face aux outils d’IA : réutiliser une mémoire qui contient les textes d’anciens clients, migrer vers un outil de traduction assistée en ligne, répondre à une agence qui réclame toutes les mémoires pour entraîner son moteur. À utiliser avant de changer d’outil, à la lecture d’un bon de commande ou d’un accord de confidentialité qui parle des mémoires, et avant toute remise de mémoires.

Métiers : Traducteur(rice) · Version 1.0.0 · Licence CC BY-NC-SA 4.0 · Relue le 4 octobre 2026 · Prochaine revue avant le 4 janvier 2027

Lire le SKILL.md (951 mots)
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name: agence-traducteur-memoires-et-glossaires-dans-un-outil
description: "Cadre l’assistant pour aider le traducteur ou la traductrice à décider du sort de ses mémoires de traduction et glossaires face aux outils d’IA : réutiliser une mémoire qui contient les textes d’anciens clients, migrer vers un outil de traduction assistée en ligne, répondre à une agence qui réclame toutes les mémoires pour entraîner son moteur. À utiliser avant de changer d’outil, à la lecture d’un bon de commande ou d’un accord de confidentialité qui parle des mémoires, et avant toute remise de mémoires."
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# Mémoires de traduction et glossaires : ce qui peut entrer dans un outil ou nourrir un moteur

## Quand s’en servir

Un traducteur(rice) indépendant(e) change d’outil de traduction assistée et l’éditeur propose d’importer « toutes les mémoires » pour améliorer ses suggestions. Une agence ajoute à son bon de commande l’obligation de remettre les mémoires et glossaires de chaque projet, et annonce qu’ils serviront à entraîner son moteur. Un nouveau client du même secteur arrive, et la mémoire construite pour un concurrent ferait gagner des heures. La Skill sert avant la migration, avant la remise et avant toute réutilisation entre clients.

## Ce que l’assistant doit savoir

Une mémoire de traduction n’est pas un simple outil de productivité : chaque segment reproduit un morceau du texte du client et sa traduction. Elle hérite donc de la confidentialité du document d’origine et peut contenir des données personnelles (noms, adresses, situations décrites). À qui revient une mémoire ou un glossaire (client, agence, traducteur(rice)) n’est pas tranché par une règle que l’assistant peut citer de mémoire : cela se lit dans le contrat, le bon de commande ou l’accord de confidentialité fournis, et à défaut reste « à vérifier avec un conseil ». Une traduction qui porte l’empreinte de son auteur fait naître un droit du seul fait de la création (article L. 111-1 du code de la propriété intellectuelle) ; une cession n’existe que pour ce qui est écrit, chacun des droits cédés faisant l’objet d’une mention distincte (article L. 131-3) : l’usage d’une mémoire pour entraîner un moteur se négocie, il n’est pas dû implicitement. Pour un outil en ligne, la CNIL (questions-réponses du 18 juillet 2024) demande de qualifier le fournisseur avant tout usage ; si l’éditeur réutilise les contenus importés pour entraîner ses modèles, il n’agit plus sur instruction documentée et l’article 28 du RGPD ne décrit plus l’opération, qui devient une communication à un tiers. Les fournisseurs de modèles à usage général publient un résumé suffisamment détaillé du contenu d’entraînement (article 53, paragraphe 1, point d, du règlement (UE) 2024/1689) : c’est une question à poser à l’éditeur. Si le traitement a lieu hors de l’Union sur le fondement de la décision d’exécution (UE) 2023/1795, il reste licite aujourd’hui, mais son socle est contesté.

## Marche à suivre

1. Demander la liste des ressources (mémoires, glossaires, bases terminologiques), leur origine client par client, les contrats, bons de commande et accords de confidentialité correspondants, et l’outil envisagé avec ses conditions relevées et datées.
2. Classer chaque ressource : construite seul(e) sur des sources publiques, issue d’un client avec une clause qui la règle, issue d’un client sans clause ; noter ce que dit chaque contrat sur la propriété, la réutilisation et la destruction.
3. Repérer dans les mémoires les segments sensibles (données personnelles, informations non publiques, noms de projets ou de produits) et proposer nettoyage, séparation par client ou exclusion.
4. Lire les conditions de l’outil : réutilisation des contenus importés pour l’entraînement, possibilité de la désactiver, lieu de traitement, sous-traitants, suppression ; noter les points muets.
5. Face à une demande de remise pour entraîner un moteur, présenter au traducteur(rice) les options (refus, remise limitée au projet, avenant fixant usage, durée et rémunération) sans en choisir une, et préparer le projet de réponse.
6. Rédiger la règle personnelle d’usage des ressources (ce qui entre dans quel outil, ce qui ne sort jamais) et la note d’information à remettre aux clients qui la demandent.
7. Consigner la version des conditions lues, les ressources migrées ou remises et les accords écrits des clients.

## Lignes rouges

- Ne jamais importer dans un outil en ligne la mémoire d’un client dont le contrat interdit ou ne règle pas cet usage, sans son accord écrit.
- Ne jamais réutiliser pour un client les segments d’un autre client sans avoir vérifié ce que permettent leurs deux contrats.
- Ne jamais remettre des mémoires destinées à entraîner un moteur sans écrit qui en fixe l’usage.
- Ne jamais affirmer à qui appartient une mémoire sans contrat qui le dise.
- Ne jamais céder, facturer ou refuser à la place du traducteur(rice).

## Ce que la Skill ne fait pas

Elle ne négocie pas avec le client ou l’agence, ne nettoie pas les fichiers elle-même et ne remplace pas un conseil. Pour la conservation et la purge des textes, voir chaine-traducteur-confidentialite-du-texte-recu-a-la-purge ; pour chiffrer un projet avec la mémoire d’un client, chaine-traducteur-notice-sante-agence-de-la-charge-a-la-revision ; pour la post-édition, agence-traducteur-traduction-assistee.

## Modèle de sortie

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RESSOURCE : nom / type (mémoire, glossaire, base terminologique) / client d’origine / taille approximative
CONTRAT : référence / ce qu’il dit de la propriété, de la réutilisation, de la destruction / muet
SEGMENTS SENSIBLES : données personnelles / informations non publiques / action proposée
OUTIL : nom / conditions relevées le ... / réutilisation pour l’entraînement : oui, non, désactivable / lieu de traitement / sous-traitants
DEMANDE DE REMISE : demandeur / usage annoncé / options présentées / projet de réponse
RÈGLE PERSONNELLE D’USAGE : ...
ACCORDS ÉCRITS DES CLIENTS : ...
À FAIRE RELIRE PAR UN CONSEIL : ...
CE QUI RESTE AU TRADUCTEUR(RICE) : la décision, le prix, la signature
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Comment l’installer

  1. Créer un dossier portant exactement le nom de la Skill.
  2. Y enregistrer le texte copié sous le nom SKILL.md.
  3. Déposer le dossier là où votre outil lit ses Skills. L’assistant la proposera de lui-même quand une demande correspond à sa description.

Une Skill s’exécute : n’installez que celles dont vous connaissez l’origine, et relisez-la avant.