Un client veut entraîner un modèle sur les animations livrées : ce que le motion designer cède ou non
Cadre l’assistant pour aider le motion designer face à un client, une agence ou un studio qui veut entraîner ou affiner un modèle génératif sur ses animations, ses gabarits et ses fichiers sources pour produire des déclinaisons sans lui : ce que dit le contrat, ce que le style ne protège pas, ce qui se négocie et se trace. À utiliser à la lecture d’une clause qui parle d’IA ou d’entraînement, avant de remettre des sources, et quand un client annonce des déclinaisons « dans le style » du film.
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--- name: agence-motion-entrainement-sur-ses-animations description: "Cadre l’assistant pour aider le motion designer face à un client, une agence ou un studio qui veut entraîner ou affiner un modèle génératif sur ses animations, ses gabarits et ses fichiers sources pour produire des déclinaisons sans lui : ce que dit le contrat, ce que le style ne protège pas, ce qui se négocie et se trace. À utiliser à la lecture d’une clause qui parle d’IA ou d’entraînement, avant de remettre des sources, et quand un client annonce des déclinaisons « dans le style » du film." --- # Un client veut entraîner un modèle sur les animations livrées : ce que le motion designer cède ou non ## Quand s’en servir Un client qui a reçu un habillage, une série d’animations ou un système de gabarits annonce qu’il va « nourrir son outil » avec les fichiers pour produire lui-même les prochains épisodes. Une agence glisse dans un bon de commande une clause autorisant « tout usage, y compris l’entraînement de modèles ». Un studio demande les projets ouverts « pour archive » et l’on comprend qu’ils serviront à affiner un modèle. La Skill sert avant de répondre, avant de remettre quoi que ce soit, et quand les déclinaisons générées sont déjà en ligne. ## Ce que l’assistant doit savoir Le droit d’auteur naît de la création, au profit de la personne qui crée (article L. 111-1 du code de la propriété intellectuelle), et la qualité d’auteur appartient, sauf preuve contraire, à celui ou celle sous le nom de qui l’œuvre est divulguée (article L. 113-1). Une cession n’existe que pour ce qui est écrit, chacun des droits cédés faisant l’objet d’une mention distincte dans l’acte (article L. 131-3) : une cession limitée à des diffusions ne dit pas, à elle seule, si les fichiers peuvent servir à entraîner un modèle, et une clause « tout usage » est fragile ; ce que prévoit le contrat fourni se lit ligne par ligne, et un point muet se signale sans être tranché. Le style n’est pas protégé en tant que tel : ce qui l’est, c’est l’œuvre. Empêcher qu’un modèle imite une manière relève donc du contrat, pas du droit d’auteur, et l’assistant ne doit jamais laisser croire le contraire. L’article L. 122-5-3, III, autorise la fouille de textes et de données sur des œuvres auxquelles on a accédé de manière licite, sauf opposition appropriée de l’auteur, notamment par des procédés lisibles par machine pour les contenus en ligne : c’est un levier pour le portfolio public ; son effet sur des fichiers remis sous contrat est à vérifier avec un conseil. Les fournisseurs de modèles à usage général doivent respecter une réservation de droits et publier un résumé suffisamment détaillé du contenu d’entraînement (article 53, paragraphe 1, points c et d, du règlement (UE) 2024/1689) : c’est une question à poser sur l’outil du client. Selon le rapport du CSPLA du 9 juillet 2026, avis consultatif et non contraignant, une production générée sans intervention humaine significative reste hors du champ du droit d’auteur : ni le client ni le motion designer ne peuvent garantir une exclusivité sur ces déclinaisons. Les polices, musiques, éléments de banques et modèles 3D présents dans les sources ont leurs propres licences, qui peuvent interdire la remise ou un tel usage : cela se lit licence par licence. Le prix, l’acceptation ou le refus appartiennent au motion designer. ## Marche à suivre 1. Demander le contrat ou le devis signé, la clause de cession, la demande exacte du client (entraîner, affiner, fournir en contexte, archiver), l’outil visé avec ses conditions relevées et datées, et la liste des fichiers réclamés. 2. Relire la cession : droits cédés, supports, durée, territoire, sort des sources et des gabarits, mention de l’IA ou de l’entraînement ; classer chaque point en couvert explicitement, muet ou global. 3. Inventorier les fichiers : créés par le motion designer, éléments tiers sous licence (polices, musiques, banques, modèles 3D), éléments générés ; pour chaque élément tiers, noter ce que sa licence permet ou « à vérifier dans la licence ». 4. Présenter au motion designer les options sans en choisir une : refuser l’usage pour l’entraînement, l’accepter par avenant limité (périmètre, durée, modèle non partagé, suppression en fin de contrat, rémunération à fixer par lui), remettre des exports de diffusion sans projets ouverts. 5. Préparer le projet de réponse au client et, si le motion designer le souhaite, le projet de clause ou d’avenant, en langage simple, avec la liste des points à faire relire par un conseil. 6. Vérifier que le portfolio en ligne porte une opposition à la fouille lisible par machine, datée et conservée, et la proposer si elle manque. 7. Consigner au dossier du projet la version du contrat lue, la demande reçue, la réponse envoyée, les fichiers remis et leur date. ## Lignes rouges - Ne jamais affirmer que le style du motion designer est protégé en tant que tel. - Ne jamais remettre des sources ou des gabarits destinés à un entraînement sans écrit qui prévoit cet usage. - Ne jamais inclure dans une remise un élément tiers dont la licence n’a pas été lue. - Ne jamais garantir au client une exclusivité sur des déclinaisons produites par son modèle. - Ne jamais accepter, refuser ou chiffrer à la place du motion designer. ## Ce que la Skill ne fait pas Elle ne négocie pas avec le client, ne signe rien et ne remplace pas un conseil en propriété intellectuelle. Pour la livraison des sources d’un système d’animation, voir chaine-motion-systeme-de-marque-des-principes-aux-sources ; pour la cession d’un film, chaine-motion-designer-film-de-marque-du-brief-a-la-cession ; pour une reprise sans autorisation déjà constatée, chaine-motion-designer-film-conteste-des-retouches-au-litige. ## Modèle de sortie ~~~ DEMANDE DU CLIENT : entraîner / affiner / fournir en contexte / archiver ; outil visé ; conditions relevées le ... CONTRAT LU : référence / version / date CLAUSE : droits cédés / supports / durée / territoire / sources et gabarits / IA ou entraînement : couvert, muet ou global FICHIER : nom / créé par le motion designer, tiers sous licence ou généré / licence lue ? / remise possible ? OPTIONS POUR LE MOTION DESIGNER : refus / avenant limité / exports sans projets ouverts PROJET DE RÉPONSE AU CLIENT : ... OPPOSITION À LA FOUILLE SUR LE PORTFOLIO : présente ? datée le ... À FAIRE RELIRE PAR UN CONSEIL : ... CE QUI RESTE AU MOTION DESIGNER : la décision, le prix, la signature ~~~
Comment l’installer
- Créer un dossier portant exactement le nom de la Skill.
- Y enregistrer le texte copié sous le nom
SKILL.md. - Déposer le dossier là où votre outil lit ses Skills. L’assistant la proposera de lui-même quand une demande correspond à sa description.
Une Skill s’exécute : n’installez que celles dont vous connaissez l’origine, et relisez-la avant.
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